Parcours

 

 

Naissance. C’est le 8 février 1965, à Saint-Ouen (93) que Karin Haïm nait. Sa mère, Margareta Hanson, Suédoise blonde aux yeux bleus, est arrivée en France à 18 ans pour devenir danseuse. Son père, le dramaturge Victor Haïm, est d’origine gréco-turque. Ses parents tombent éperdument amoureux l’un de l’autre au théâtre : elle dansait sur scène dans « Les Plumes rouges » ; lui, alors critique, était présent pour faire un papier. A 8 ans, Karin, devenue grande soeur de Judith, annonce à ses parents qu’elle n’aime pas son prénom. « Eh bien change ! » lui répond sa mère. Aussitôt, les démarches sont entreprises pour modifier son prénom sur le livret de famille. C’est ainsi que Karin deviendra Mathilda.

Ballerine. Elle commence la danse classique à l’âge de 8 ans, pour le plus grand bonheur de sa mère. Elle échoue trois fois aux examens de l’Opéra de Paris, mais elle est admise au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, d’où elle sort quatre ans plus tard, avec un premier prix. A 16 ans, elle obtient une bourse pour suivre un mois de cours de danse à la New York City Ballet School.

Actrice. En 1984, elle obtient son premier rôle au cinéma dans « Nemo ». Le producteur Claude Nedjar invite ses parents à dîner. Il lance : « Haïm, ce n’est pas un nom de famille pour faire carrière. J’ai pensé à May… » Ses parents acquiescent : Mathilda May est née. En l’espace de quelques films, la notoriété grandit très vite et Mathilda se voit surmédiatisée mais reste les pieds sur terre, malgré la reconaissance de la profession via les prix obtenus (César du Meilleur espoir Féminin 1988 et Prix Romy Schneider 1989). Si l’étiquette de « Sex symbol » gagnée au milieu des années 80 est plaisante pour une jeune femme timide en plein épanouissement artistique, elle reste trop réductrice à ses yeux. Mathilda a l’impression que sa carrière se détourne de ses envies profondes…

Chanteuse. C’est le premier amour de Mathilda: il est inconcevable pour elle de vivre sans. A ses débuts c’est par le biais de la danse qu’elle veut la "personnifier", la visualiser, l'accompagner. Si elle est baignée dans la musique classique durant son enfance,  c’est la Soul (Reggae, Funk, R’n’B, Ragga,…) qui sera le vrai déclencheur. Elle franchit le cap de la composition en sortant son seul et unique album à 27 ans, en tant que chanteuse, auteur, compositrice.

Ecrivain. A 30 ans, elle ressent la nécessité de faire un break dans sa carrière. La maternité lui donne en effet du recul (Elle a deux enfants : Sarah et Jules). Elle se cherche, entreprend une psychanalyse afin de résoudre des problèmes liés à son enfance. Ce n’est qu’à 40 ans qu’elle commence à s’accepter puis s’affirmer, grâce, entre autres, à l’écriture de son premier roman  « Personne ne le saura ». Les critiques, surpris, saluent son talent d’auteur. Forte de cette expérience, elle enchaine avec l’écriture d’un spectacle: "Plus si affinités".

Comédienne Durant son parcours, Mathilda n’a jamais vraiment eu l’occasion de révéler au grand public son sens de l’humour et de la dérision. Pour la première fois, elle triomphe dans une comédie, dont elle est à l’initiative, qu’elle écrit et joue avec Pascal Légitimus, « Plus si affinités ». Le spectacle décalé autour de la rencontre amoureuse, combine tous les talents de Mathilda : comédie, chant, danse et écriture. C’est un succès durant près de 3 ans dans tous les pays francophones. Une vraie réussite personnelle et professionnelle.

 
 

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